Nous offrons l’expédition gratuite pour tous les achats de 60 $ et plus. Magasinez maintenant, payez plus tard avec Afterpay. En savoir plus.
Banner - Transformer le plastique dans l’océan en emballage

Transformer le plastique dans l’océan en emballage

Une nouvelle vie pour la pollution plastique

Chaque année, les membres de l’organisme The Ocean Legacy Foundation passent leur été à organiser des expéditions de nettoyage océanique et des activités d’engagement communautaire.

Ses membres passeront les prochains mois sur les eaux du nord-ouest du Pacifique à recueillir des déchets plastiques qui polluent nos eaux et nos côtes; ils formeront également des bénévoles à faire de même.

Toutefois, le plastique en tant que tel n’est pas le problème. Il s’agit d’une matière durable qui est excellente pour les structures et les produits faits pour durer. Malheureusement, on l’utilise couramment pour fabriquer des articles jetables ou à usage unique, créant ainsi des déchets qui prendront des siècles à se décomposer. De plus, la gestion appropriée des déchets plastiques n’est pas une priorité, comme en témoignent environ cinq trillions de morceaux de déchets plastiques qui flottent dans nos océans, empoisonnant la faune et la flore marine et perturbant les écosystèmes.

Mais qu’arriverait-il s’il existait une motivation économique à ramasser le plastique qui pollue nos océans?

La valeur du plastique océanique

Par le passé, il n’y avait pas réellement d’avantage économique à ramasser le plastique dans les océans. Le processus de collecte, de nettoyage, de triage et de traitement était trop inefficace pour être rentable, et de nombreuses centrales de recyclage n’acceptaient pas le plastique recueilli, car il était trop abîmé. Les initiatives de nettoyage étaient donc majoritairement soutenues par des dons, des subventions et des bénévoles dévoués.

Ocean Legacy opère en tant qu’organisme à but non lucratif depuis 2014, et le partenariat avec Lush marque leur première occasion de vendre le plastique recueilli. Pour Chloe Dubois, cofondatrice d’Ocean Legacy, il s’agit du début d’un mouvement pour créer une économie basée sur le nettoyage des océans.

« Cette initiative établit un précédent pour nous permettre d’offrir un incitatif aux communautés avec lesquelles nous travaillons. Notre vision à long terme est de créer des centres de collecte partout dans le monde, où les gens peuvent apporter leurs déchets plastiques en l’échange d’une compensation financière… cela représenterait un exemple à suivre pour le reste du monde. »

De pollution à emballage

Lush et Ocean Legacy collaborent depuis des années. « Au début, Ocean Legacy était l’un de nos partenaires du Pot de bienfaisance », affirme Gary Calicdan, acheteur chez Lush. Le financement reçu par l’organisme dans le cadre du programme du Pot de bienfaisance a servi à soutenir leurs nettoyages océaniques et leur a permis d’acheter leur première machine servant à transformer le plastique en carburant. L’organisme a présenté cette machine partout au Canada pour parler de techniques de gestion des déchets durables.

Gary a vite réalisé le potentiel du plastique océanique; avec l’aide d’Océan Legacy, il a élaboré un plan : Ocean Legacy fournirait à Lush une petite quantité de plastique océanique et déterminerait si le plastique pourrait être réutilisé dans notre emballage.

Faire preuve de créativité

Introduire une nouvelle source de plastique recyclé dans notre chaîne d’approvisionnement est synonyme de défis uniques. Les centres de traitement de plastique sont habitués à travailler avec des quantités énormes pour que leurs opérations soient aussi efficaces que possible. Comme l’a expliqué Gary Calicdan, ils sont peu nombreux à vouloir essayer de traiter de plus petites quantités. Notre première quantité d’essai de plastique océanique représentait une fraction du tonnage habituellement vendu aux centres de traitement et nous devions trouver quelqu’un qui était prêt à collaborer avec nous sur ce projet.

Gary Calicdan ajoute : « J’ai parlé à de nombreuses personnes, mais en raison de la petite quantité de plastique, j’ai essuyé beaucoup de refus. Finalement, nous avons eu la chance qu’Urban Resource Group (affilié à Canada Fibers Ltd.), une entreprise située à Toronto, accepte de travailler avec nous. Ils ont accepté d’ajuster leur système pour soutenir cette cause importante. Leurs capacités technologiques leur ont permis de transformer les morceaux de plastique océanique abîmés en boulettes de plastique de haute qualité qui correspondent à nos normes. Je suis très heureux qu’ils aient accepté et qu’ils fassent équipe avec nous dans le cadre de cette initiative. »

C’est un succès!

Un lot d’essai a prouvé qu’il était possible d’utiliser 5 % de plastique océanique dans nos pots noirs et 2 % de plastique océanique dans nos bouteilles transparentes, le reste étant composé de matières recyclables. Même si cet essai n’offrait qu’un aperçu de ce que nous pourrions accomplir, nous en avons tiré une expérience inestimable et les connaissances requises pour passer à la prochaine étape.

« Cet essai a prouvé que nous pouvons utiliser le plastique océanique. Maintenant, nous savons que nous aurons besoin d’une plus grande quantité, mais nous savons que c’est possible », conclut Gary Calicdan.