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Et si votre amour était illégal?

Les droits des homosexuels sont des droits fondamentaux

Dans plus de 70 pays au monde, l’homosexualité est un crime. Dans 10 de ces pays, elle est passible de mort. Il n’existe aucun pays dans le monde où les lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres ont des droits égaux. Andre Banks de l’organisme All Out nous parle de ce problème qui relève des droits de la personne et du rôle que nous pouvons jouer dans la conversation #gayisok. 

Peu importe qui vous êtes ou d’où vous venez, vous vous êtes sûrement déjà fait juger quant à votre vie amoureuse. Que vous aimiez quelqu’un de plus vieux, de plus jeune, d’une autre origine ou religion, ou encore quelqu’un du même sexe, il existera toujours des gens qui voudront exprimer leur désaccord. Mais si votre amour était illégal? Et si vous risquiez de vous retrouver en prison ou en danger à cause de l’opinion de quelqu’un d’autre au sujet de votre relation?

Ce mois-ci, deux hommes d’origine marocaine en vacances à Rabat ont été arrêtés alors qu’ils prenaient une photo en s’enlaçant devant un monument. On les a accusés d’enfreindre les lois locales contre l’homosexualité et on les a jetés en prison. De plus, comme les médias locaux ont dévoilé leur identité, des manifestations homophobes ont été organisées devant leur lieu de résidence. Chacun a écopé d’une peine de quatre mois en prison, tout cela pour avoir étreint un membre du même sexe.

Lorsqu’on songe que quelque chose d’essentiel à l’expérience humaine, comme l’amour, pourrait être qualifié d’illégal, nous pouvons commencer à comprendre en quoi les lois discriminatoires peuvent sembler injustes pour ceux qui ne veulent que s’aimer librement. Chez All Out, nous croyons que le droit d’aimer qui nous voulons est un droit fondamental. L’amour est une manière d’exprimer notre identité, et ne devrait pas être passible de persécution ou de mort.

En ce moment, des millions de dollars sont investis annuellement dans la lutte pour l’égalité aux États-Unis. Toutefois, le financement n’est pas le même partout dans le monde. Par exemple, pour chaque 10 $ injecté dans la cause aux États-Unis, on investit moins de 1 $ en Afrique. À l’échelle mondiale, nous constatons que les communautés qui doivent mener les batailles les plus difficiles sont celles qui ont le moins de ressources pour affronter les institutions gouvernementales, religieuses et médiatiques. Ce sont ces communautés qui nécessitent le plus notre aide. Il est important de célébrer les réussites, comme le vote irlandais pour légaliser le mariage gai, mais il faut profiter de ces avancées pour que personne ne soit mis de côté dans le combat pour l’égalité.

Andre Banks, le cofondateur et directeur administratif de All Out

Andre Banks speaking to Lush staff in Bournemouth, UK

La pertinence culturelle est toujours un défi lorsque nous avons un programme mondial. Les enjeux et les conversations qui les entourent diffèrent selon les endroits. Arriver dans un nouveau pays avec une attitude moralisatrice ne sert en rien notre cause. Nous voulons être efficaces et fournir des outils aux activistes sur le terrain qui ont besoin d’aide. De plus, chaque campagne que nous organisons est effectuée en partenariat avec des organismes locaux. Nous voulons changer les mentalités, encourager la tolérance et influencer les politiques gouvernementales à l’échelle mondiale, ce qui n’est possible qu’avec la compréhension et la passion des communautés locales. 

Chez All Out, nous voulons sensibiliser le public, mais aussi être porteurs d’espoir : nous voulons que les gens croient au mouvement vers l’égalité mondiale et sachent qu’ils peuvent s’impliquer pour cette cause. Nous voulons changer les mentalités et entamer une discussion sur les droits de la personne. Nous rêvons de mobiliser des millions d’êtres humains pour changer les lois et les attitudes discriminatoires, et offrir des ressources aux activistes sur le terrain qui risquent leur vie pour l’amour et l’égalité.

Je crois fermement qu’un jour, le travail de All Out ne sera plus nécessaire. Lorsque je pense aux pays où l’homosexualité est un crime et aux 10 pays où elle est passible de mort, je pense aussi à la possibilité de réduire ces nombres à 0. La conscience collective évolue à un point où nous voulons que les droits de la personne s’appliquent à tous, y compris aux personnes LGBTQ2+. Je suis témoin quotidiennement de ce changement des mentalités, qui s’effectue aujourd’hui beaucoup plus rapidement qu’il y a 5 ou 10 ans.

Lorsque nous avons lancé le mot-clic #gayisok, nous voulions briser le silence sur un enjeu qui est souvent ignoré par les journalistes et qui n’est habituellement pas une priorité pour les décideurs politiques. Nous voulons que les gens soient conscients que des milliards de personnes habitent dans des endroits où il est impossible de vivre leur orientation sexuelle ou leur identité de genre ouvertement sans s’exposer au danger.

Joignez-vous à cette conversation mondiale en utilisant le mot-clic #gayisok. Montrez votre soutien aux citoyens du monde qui ne peuvent exprimer le leur à cause des lois discriminatoires en vigueur dans leur pays. Il faut se battre pour construire un monde où l’amour n’est pas illégal.