Nous offrons l’expédition gratuite pour tous les achats de 60 $ et plus. Magasinez maintenant, payez plus tard avec Afterpay. En savoir plus.
Banner - Mettons fin au fichage, aux contrôles de routine et au profilage racial au Canada

Mettons fin au fichage, aux contrôles de routine et au profilage racial au Canada

Tous ensemble, pour la vie des personnes Noires

Pendant des décennies, les communautés racisées ont été affectées disproportionnellement par des pratiques policières courantes. Une façon de commencer à réparer le système de police défaillant est d’interdire le fichage (carding), les contrôles de routine et le profilage racial au Canada. Ces pratiques consistent à arrêter, questionner et documenter des citoyen.ne.s lorsqu’aucun crime ne fait l’objet d’une enquête.

Les réformes des services de police ne fonctionnent pas toujours, mais elles peuvent constituer une première étape. Pour remettre en question les causes des préjugés et de la criminalisation, il faut faire face au racisme systémique dans l’application de la loi. En fait, la liste des recommandations des rapports des Nations unies et de rapports de groupes et d’experts indépendants au Canada qui, ces dernières années, ont documenté l’étendue et les conséquences du racisme anti-Noir au pays, particulièrement du fait des forces de l’ordre et du système de justice, est une liste honteusement longue. Elles émanent de la Commission ontarienne des droits de la personne, de la Nova Scotia Human Rights Commission, de l’Examen indépendant des contrôles de routine, et d’un rapport indépendant demandé par le Service de police de la ville de Montréal.

À Toronto, les personnes Noires représentent environ 8,3 % de la population, mais représentent presque 37 % des personnes tuées et décédées lors d’une intervention policière. À Winnipeg, les personnes Autochtones représentent en moyenne 10,6 % de la population, mais représentent presque les deux tiers des victimes. De telles statistiques font finalement parler le gouvernement fédéral. En juin, le Parlement canadien a commencé à s’attaquer à cet enjeu à la suite d’une motion visant à reconnaître le racisme systémique au sein de la GRC et à demander une évaluation des budgets de la police, ainsi que des mesures de responsabilisation et de la formation des agents.

Amnistie Internationale–Canada cite cinq raisons pour lesquelles nous devons mettre fin au fichage, aux contrôles de routine et au profilage racial :

1. C’est une pratique raciste

Le fichage, aussi appelé « carding » est une forme de racisme systémique perpétré par la police qui affecte disproportionnellement les personnes Noires au Canada. Le fichage peut souvent être le premier point de contact menant à d’autres mauvais traitements, de la violence et du racisme dans d’autres domaines du système de justice. Il peut aussi avoir des conséquences négatives sur la santé mentale et physique des personnes concernées.

2. Le fichage enfreint les droits de la personne

Le racisme au sein des forces de l’ordre, y compris le fichage, enfreint de nombreux droits mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, comme :

• Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. • Article 7 : Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination. • Article 9 : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé. • Article 13 : 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

et la liste continue.

3. Il ne prévient pas la criminalité

Le fichage ne réduit pas les taux de criminalité et, selon le juge Michael Tulloch « Il y a peu ou pas de preuve qu’une collecte aléatoire et non ciblée de renseignements identificatoires comporte des avantages qui l’emportent sur le coût social de la pratique. » Les répercussions négatives sur les groupes racisés et, en particulier, sur les personnes Noires, l’emportent de loin sur les soi-disant avantages que la police prétend retirer du fichage.

4. Les mesures actuellement en place pour interdire le fichage ne fonctionnent pas

En 2017, un ensemble de restrictions ont été introduites pour interdire le fichage en Ontario, mais elles n’ont pas été appuyées par le gouvernement provincial. En l’absence de mesures de surveillance et d’imputabilité adéquates et à cause de failles dans la formulation de la régulation, le fichage est encore une pratique courante en Ontario. Afin d’obtenir une interdiction complète du fichage, nous avons besoin d’une législation, d’une surveillance et d’une application rigoureuses pour que les forces de l’ordre soient tenues responsables de leurs actes.

5. Le mouvement est lancé

Les activistes et les organismes antiracistes ont pris l’initiative de dénoncer cette forme de profilage racial. D’éminentes organisations de défense des droits de la personne et des experts de l’ONU ont sonné l’alarme au sujet du racisme anti-Noirs dans les services de police et nous devrions veiller à ce que leurs recommandations se traduisent en mesures concrètes. Une interdiction permanente et efficace du fichage est un pas vers la réduction du racisme systémique dans les services de police.

Les activistes communautaires et pour les droits de la personne de partout au Canada exigent une interdiction des contrôles de routine aux niveaux provincial et municipal. En Colombie-Britannique, la BCCLA et 70 autres organismes demandent une interdiction provinciale. Le 22 juillet 2020, le conseil municipal de Vancouver a voté unanimement pour abolir cette pratique. La prochaine étape revient à la commission de police de Vancouver, qui a reporté le vote sur la motion le 17 septembre, invoquant la nécessité d’obtenir plus de renseignements. À propos de cet ajournement, Harsha Walia, directrice générale de la BCCLA, affirme : « La communauté leur communique directement ce qu’elle veut. Il n’est pas nécessaire d’y consacrer plus de temps ou de ressources. »

L’Ontario a interdit les contrôles de routine en 2017. Selon des activistes comme Sandy Hudson, cofondatrice de Black Lives Matter Toronto, ce n’est pas assez. Lorsqu’elle s’est adressée à la CBC, elle a déclaré : « Nous sommes d’avis que le règlement n’interdit pas du tout le fichage, mais qu’il donne plutôt des directives par rapport à ce qui constitue une forme acceptable de fichage selon la province. »

Les interactions avec la police commencent par le fichage et les contrôles de routine. Le fichage, les contrôles de routine et le profilage racial par les forces de l’ordre doivent prendre fin, car ils perpétuent le racisme systémique anti-Noirs et anti-Autochtones.

Signez la pétition d’Amnistie Internationale Canada pour exiger que le premier ministre Trudeau et le ministre Blair interdisent le fichage, les contrôles de routine et le profilage racial par la police et les forces de l’ordre fédérales, y compris la GRC et l’Agence de services frontaliers du Canada.

Joignez-vous au mouvement pour la vie des personnes Noires.

Textez ENSEMBLE au 70734 pour faire partie d’un mouvement qui change l’histoire.*Des tarifs pour les messages et les données peuvent s’appliquer.