Combattons le commerce de la fourrure

Voyage au cœur des ténèbres : la lutte incessante contre le commerce de la fourrure
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Texte : Lesley Fox, Association for the Protection of Fur-bearing Animals
Texte : Lesley Fox, Association for the Protection of Fur-bearing Animals

Voyage au cœur des ténèbres : la lutte incessante contre le commerce de la fourrure 

Plus de cent millions. Un chiffre difficile à imaginer, mais qui représente approximativement le nombre d’animaux massacrés chaque année pour le marché de la fourrure. Au Canada, aux États-Unis, en Russie, en Chine et à travers l’Europe, cette industrie est florissante : les gens continuent malgré tout à se procurer de la vraie fourrure. L’élevage d’animaux pour ce marché a lieu parfois près de chez nous, sans que nous le sachions.

Une pratique à grande échelle, dissimulée de tous. Dans les cabanons en acier, qui se développent à une vitesse folle, se cachent des rangées et des rangées de cages dans lesquelles sont entassés de petits corps fragiles. On y retrouve principalement des renards, des visons et des chiens viverrins. Ils désirent par-dessus tout connaître la liberté, comme tous les autres animaux. Ils grattent le grillage de la cage, comme s’ils essayaient de creuser la terre. L’anxiété se lit au fond de leurs regards effrayés; ils tournent en rond, ralentissent et poussent un cri de détresse. Mais ce tintamarre s’atténue dans la complainte des autres prisonniers, ou se perd dans le bruit du trafic incessant des autoroutes.

La plupart de ces animaux vont mourir dans la souffrance. Ils seront tués juste avant l’âge d’un an, électrocutés ou gazés. La peau sera utilisée pour décorer les manteaux, les capuchons et les bottes. Le corps sera simplement jeté dans un tas de compost ou de vidanges. Cent millions. Repensez encore une fois à ce chiffre : il représente le nombre de vies perdues chaque année de cette façon.

Au Canada, la lutte pour protéger ces animaux commença en 1930, une époque à laquelle le concept du boycottage de la fourrure était encore inconnu. Le tout commença avec une lettre entre deux personnes qui partageaient cette conviction : l’une habitait en Colombie-Britannique, l’autre en Ontario. L’utilisation de pièges à mâchoire pour capturer les animaux représentait pour elles une pratique cruelle; elles souhaitaient trouver une meilleure solution. Leur correspondance entraîna la formation d’une organisation destinée à mettre fin à ce carnage : The Association for the Protection of Fur-Bearing Animals (APFA).

L’industrie de la fourrure florissait, mais l’APFA aussi. L’association conclut d’abord que cette pratique serait toujours présente. Au début des années 60, ses membres repoussèrent les limites de leurs convictions. Pour eux, l’utilisation de la fourrure était complètement inutile et devait cesser. Leur slogan « Interdisons les pièges à mâchoire » représentait leur mantra. Ils voyagèrent au Canada, aux États-Unis et en Europe à la recherche de partisans pour soutenir leur lourde mission de mettre fin au piégeage. Aujourd’hui, l’APFA ne fait pas que dénoncer cette pratique, bien qu’elle existe toujours. L’industrialisation de la production de fourrure est très alarmante.

Récemment, j’ai reçu des photos d’un enquêteur sous couverture qui m’ont profondément secouée. Une renarde dans un élevage de fourrure avait déjà renoncé. Son corps était très faible, paralysé et recouvert de blessures. Il n’y avait aucune expression dans ses yeux, et elle ne pouvait même pas lever la tête. Ses années d’emprisonnement comme animal reproducteur l’avaient rattrapée. Même en lui apportant les meilleurs soins médicaux, elle ne pouvaient être sauvée. Je repense souvent à cette renarde et mon cœur se brise, sachant qu’il y a encore beaucoup de victimes comme elle.

Nous avons besoin de votre aide pour lever le voile sur cette industrie. Venez nous rejoindre dans un voyage au cœur des ténèbres pour que l’on puisse ensemble faire briller la lumière dans les coins les plus sombres de ces élevages. Éclairons la vie d’un petit vison, d’un renard ou d’un chien viverrin qui n’attend rien d’autre que de voir votre visage, espérant que vous pouvez lui venir en aide. Il souhaite par-dessus tout savoir que des gens comme vous lutteront incessamment pour sa liberté.

Je sais que vous ne vous sentez pas indifférent, car vous lisez toujours cet article. C’est pourquoi vous magasinez chez l’une des entreprises les plus éthiques au monde : Lush. Aujourd’hui, nous demandons votre aide. Les animaux ne peuvent plus attendre. Nous devons nous unir pour mettre fin à cette industrie; le simple boycottage de la fourrure n’est pas suffisant.

Ensemble, déployons nos forces pour protéger ces animaux et pour que l’industrie de la fourrure soit chose du passé.

Engagez-vous aussi dans le combat contre l’industrie de la fourrure à FurBearerDefenders.com.

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